Année : 2012
Genre : Indus
Département : Nièvre
Tracklist :
02 - Contact
03 - Absinthe In Vein
La Machine
After Hole
Non, La Machine n'est pas le complément sous-médiatisé de Florence Welch, sauf si l'on se replace dans le contexte et l'atmosphère suants d'un Sheffield post-Thatcher ; rien non plus de la pop envoûtante des Britanniques. Qu'on ne s'y trompe pas, La Machine c'est plutôt le côté obscur de la force, perdu quelque part entre JMPZ, Rammstein et les australiens de Pendulum. Hybride étrange à première vue, on en convient.
Formé en 2008, le groupe actuellement basé à Paris (mais originaire de la Nièvre, ndlr) sort cette année "After Hole", qui devrait pourtant achever de vous convaincre de leur efficacité. Le tout petit EP comprend quatre titres, pour à peine dix-huit minutes de sons rutilants (c'est déjà bien assez, prétendront ceux aux tympans délicats) labelles "industrial coal wave".
Leur "hole" (trou, gouffre pour les non-anglicistes, ndlr), c'est un peu les cercles de l'enfer dantesque dans un décor urbain. Il y a quelque chose de presque psychédélique et en même temps pesant dans "The Lesson", la chanson d'ouverture. Visualisez l'impression d'un couvercle sur la tête les soirs d'ébriété, c'est assez proche de ça.
"Contact", la suivante, est un petit monstre grandiloquent, effrayant et magnifique, alternant tempo létal et passages screamés. C'est de la musique pour zonards insomniaques, indéfinissable. Les sons métalliques, diffus, se répercutent dans ton crâne et se diffusent lentement dans tes veines, comme un poison. Un peu d'absinthe, peut-être?
Expérimental, "After Hole" satisfera tous ceux qui reprochaient à Pink Floyd de rester dans le softcore. On rassure le groupe qui avait pour but de nous "marteler les tympans jusqu'à l'hypnose et nous entraîner dans des galeries sombres et humides" (sic), leur pari est relevé avec brio. D'ailleurs, on va peut-être rester un peu là, nous…
MARINE - 6/05/12









