Année : 2011
Genre : Rock Anaphylactique
Département : Saône & Loire
Tracklist :
02 - Time
03 - Freek
O.R.A.N.G.E.B.U.D
O.R.A.N.G.E.B.U.D
.
Démence et codes, conformisme lobotomie... La vision de l'être humain ne cesse de dégoûter de par sa particularité à s'afficher comme un monstre dénué de tout sens moral. S'ensuit la paranoïa, la folie, l'ouverture vers un naufrage mental de plus en plus tordu, et lorsque cela s'affiche sous forme de musique, on entre dans un univers schizophrène qui nous fait exploser sa rage en pleine face.
Fort d'une expérience datant de 1996, O.R.A.N.G.E.B.U.D (Oyster's Reluctance At Numbering Grew Early By Using Dendrochronology) est un de ces groupes, à l'instar d'un Dillinger Escape Plan ou Protest The Hero, qui cherche à fuir les conventions, s'imposant par une musique qui lui est propre, dont l'idée d'en apposer une étiquette ne serait que pure ignorance.
Disque en main, ce qui peux rapidement attirer l'attention est l'artwork de la jaquette. Peu ragoûtante, on y aperçois une coquille d'huître envahie de larves, pas vraiment l'image idéale pour se mettre en appétit. Mais laissons donc l'aspect "culinaire" de côté, l'interprétation en elle même pourrait se révéler très différente, chaque oeil, chaque état d'esprit perçevant différemment chaque message qui lui est transmit.
Démarré par un chant plutôt langoureux et profond, "Groundsheet" ouvre l'album de très belle manière. On est déjà transporté par un départ aussi planant, puis le reste du groupe attaque un grand coup par un riff coupé à la hache et bas. La particularité de ce groupe est de ne pas faire usage de guitare, laissant juste une basse, une batterie et un chant sur scène, ce qui apporte une sonorité plutôt lourde, renforçant l'esprit chaotique et dérangé du groupe.
Vient par la suite "Time", déjà accompagné d'un clip sobre mais sympathique. On approche ici les sonorités mathcore, basse dissonante et jeu de batterie saccadé et monstrueux, accompagnant des vocaux bien rageurs.
Après une grande séance de dégénérescence, nous avons besoin d'une bonne pause, puisqu'il est difficile de tenir le coup face à un tel déluge de folie démoniaque, et "Spiteful" nous offre l'occasion de nous remettre de nos émotions.
"Silent Screams" débarque de façon crescendo, prouvant que le groupe réussit à merveille la transition. Rapide et s'avérant être un bon coup de fouet, l'album défile de façon très cohérente. On ressent aussi un grand coup de punch à l'écoute de "Silent Screams".
Et c'est surtout à l'écoute de l'ultime piste, "In My Mind", que cet état d'esprit s'affiche le plus clairement. Varié et surprenant, "In My Mind" se décrit comme un morceau certes plus aérien, mais toujours doté de ce piquant si caractéristique que l'on retrouve sur les pistes précédentes.
Le groupe arrive encore une fois à passer d'une sonorité très heavy rock teinté de sludge, à une sonorité très jazzy. Comme une épitaphe, ce morceau s'inscrit comme le bouquet final et détonant de l'album, attaquant de façon vicieuse son auditeur encore abasourdi. Se concluant par un hurlement quasiment caverneux et un ensemble basse/batterie déchaîné, "In My Mind" signe la fin d'une expérience fort plaisante, mais peut être un peu courte.
Que dire au final de cet album? Voilà donc une chose qui reste difficile à décrire tellement l'expérience se révèle pleine de surprises. Mais ce qu'on peux en dire, c'est qu'il n'existe aucune convention, il n'existe plus aucune loi quand à cet univers particulièrement étrange.
A voir aussi
Interview O.R.A.N.G.E.B.U.D (Octobre 2012) Lire
Hum’ Brioooche Fest @ St Germain Du Plain (29 & 30/03/13) Lire
Les Inouïs du Printemps de Bourges @ Silex (Auxerre - 20/12/12) Lire
Les adieux de JMPZ à la Cave à Musique (Mâcon - 3/03/12) Lire
Fête de la Musique 2011 à Mâcon Lire
O.R.A.N.G.E.B.U.D - "O.R.A.N.G.E.B.U.D" (2011) Lire










