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Année : 2011
Genre : Folk / Americana
Département : Saône & Loire

Tracklist :

01 - Shake
02 - Let It In
03 - Pick A Bale

04 - The Reel Thing
05 - Oh Lord
06 - Have Mercy
07 - Be My Baby
08 - Western Plain
09 - Black Betty
10 - Holiday
11 - The Honey & The Bee
12 - I Lost My Way
13 - I Wanna Play

What The Folk

Living Roots

What the folk nous fait voyager : l'album est un ticket pour le bus magique qui nous fera retourner dans le passé... Johnny Cash devrait pouvoir verser une petite larme dans sa tombe, devant une telle réussite.

Comme quoi, pas forcément besoin de la Weissenborn de grand-père Harper pour sortir un blues à la John Lee Hooker : la rythmique est parfaite, l'ambiance est recréée. Puis ça swing, courant middle jazz des années 30, avec ce petit apport hispanique qu'est la salsa sur les solos sensuels et des basses funky sont bien appropriées aux voix suaves de Laurent et Cyrille qui s'entremêlent chaleureusement...
Un petit air de Louis Amstrong plane, et son aura survole ce disque de grande qualités musicale et sonore - le mastering de Djul, notre fameux Mâconnais guitariste d'Alpha Blondy, y est sans doute pour quelque chose.... Si on aime, on repart sur les routes, on suit la cavalerie, sur le chemin, on croisera un mélange de gospel via les cœurs de "Let it In", mais aussi quelques Indiens dans des passages de Siku, une flûte traditionnelle. Mais le meilleur se trouve dans les aspects celtiques, notamment lors de "Black Betty", violon et guitare se mélangent pour créer l'alchimie, les Irlandais ont trouvé une nouvelle terre d'accueil, disent au revoir à la famine... Un peu de folklore : "Voulez vous être ma cavalière au céilí, Madame ?" Bref, une très bonne reprise de la mythique version de Ram Jam !
Le temps me prend de cours, rendez-vous avec le "King" oblige ! Un dernier petit détour, ne pas oublier nos amis de Nashville, la mandoline en main, l'harmonica à la bouche, on croise Jimmie Rodgers sur le chemin de la mine, ou même Webb Pierce, bottleneck au doigt, qui nous fait un grand sourire et nous invite à une petite danse, à une musique enivrante en compagnie de la famille Carter... Mais une fois de plus, le temps m'emporte, et pas pour mon déplaisir, car un certain Elvis Presley est désormais de la partie : on ressent de fortes influences de ce rock'n'roll boogie des années 60, prémices d'un blues nouvelle génération, plus « blanc » dans cet album, vous l'aurez compris, juste génial des deux musiciens mâconnais.

 

Quel plaisir ! Ce flashback fut agréable, entre une petite balade sur les fleuves du Tennessee, une pinte à l'Irish pub qu'un immigrant irlandais nommé O'Brien vient d'ouvrir à Boston, et un détour par la Nouvelle-Orléans où l'on croise un jeune afro aveugle exécutant un blues-jazz dont la voix est habitée par toute une descendance gospel et qui, quelques décennies plus tard, sera devenu un mythe du nom de Ray Charles. . Puis, retour dans une époque plus contemporaine, où le genre des What the Folk varie entre John Butler et Elliott Smith pour les rythmiques et guitares acoustiques.

 

Bref, on voyage, on s'égare dans cette aspect poético-historique, qui influence peut-être le style de cette chronique... un peu atypique. On aime ou on n'aime pas, mais il faut savoir apprécier cette ambiance, cette chaleur que les deux Bourguignons, comme à la grande époque, ont parfaitement su enregistrer et saisir dans leurs compositions. J'adore et j'adhère ! Avis aux fans.

 

SIMON
28/03/11

www.myspace.com/whatthefolk

Ecoutez "Western Plain"



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